BD : Acqua alta Episode 1 et 2

Les critiques BD
  • Daria Schmitt
  • Casterman ©

  • Chaque année, pendant sept jours, la cité d\’Ultréquinoxe, monumentale ville lacustre reliée au reste du monde par un pont immense sur lequel chemine le train Chimère-Express, ouvre ses portes pour un gigantesque carnaval. Des foules innombrables s\’y pressent, non seulement pour s\’y amuser, mais portées par l\’espoir: à Ultréquinoxe, il est en effet possible, le temps de la fête, de retrouver un disparu ou un être cher. On peut aussi, lors du célèbre banquet d\’avril qui clôt les festivités, être tiré au sort pour devenir l\’un des citoyens permanents de la ville… A l\’image des Cités Obscures, Daria Schmitt a créé une ville imaginaire fascinante. L\’univers de Schmitt s\’inspire largement de Venise, une autre ville lacustre. Elle reconnait avoir puisé aussi dans le livre L\’Eau et les rêves de Gaston Bachelard. Ici, Schmitt introduit sa propre symbolique où l\’eau figure l\’élément le plus important. A travers une boîte, au départ anodine, deux passeurs influencent malgré eux le cours de l\’histoire d\’une société hiérarchisée au bord de l\’implosion. Médusé, le lecteur se laisse emporter dans ce voyage en utopie où toutes les règles sont transgressées. Schmitt termine en apothéose avec un dénouement des plus inattendus. Le traitement graphique est une totale réussite. Grâce à un découpage très cinématographique, l\’auteure réalise des séquences dynamiques et élégantes.

    Un récit copieux, voire colossal, qui vous tient en haleine sur plus de 140 planches.

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