BD : Canardo T19 Le voyage des cendres

Les critiques BD
  • Sokal & Regnauld
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    Etat-Unis. De nos jours. Hector Van Bollewinkel, le parrain de la mafia belge, se suicide d’un coup de 357 Magnum. Il explique dans son testament qu’il voulait se soustraire au cancer généralisé qui le rongeait. Son énorme fortune revient à ses deux petits enfants, des jumeaux infernaux et sans éducation. Mais, il y a une condition: ils doivent d’abord disperser les cendres du défunt dans son village natal. L’affaire paraît mal engagée quand la voiture et le chauffeur du parrain sont pulvérisés dans un plastiquage. Marguerite, la veuve d’Hector, pas du tout éplorée, se tourne vers un parent belge pour assumer la dispersion des cendres, le cousin Canardo, détective privé à ses heures perdues… Cette fois, Canardo devient un baby-sitter. Benoît Sokal brosse ici des portraits ahurissants d\’animaux aux sentiments humains. Les jumeaux sont des petits volatiles qui provoquent notre hilarité. Frida, une grue, émoustille l’antihéros et dresse de façon désopilante les sales gosses. Et son canard nous tire des larmes de rire. Sokal construit ici une mécanique bien huilée avec un aspect drôle et jouissif. Le dessin reste caricatural, très expressif et ne s\’embarrasse guère de décors.

    Le dénouement surprenant, les dialogues mordants font de cette histoire un régal d\’humour noir à savourer sans restriction…

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