Bd : Cuba, Père et fils

Les critiques BD
  • Jacques et Pierre Ferrandez
  • Casterman ©

  • Havane, fin 2007. Luis, vieux révolutionnaire sur le retour, ressurgit au domicile d\’Hortensia, la femme qu\’il a délaissée après lui avoir fait un fils. Luis propose une réconciliation à Hortensia, dans le but de récupérer la Buick 1955 qu\’il a, jadis, abandonnée et qui est aujourd’hui le seul gagne-pain de leur fils Ronaldo.

    Une petite fable familiale qui cache un reportage sensible et intelligent sur une nation prête à basculer dans l’inconnu avec la future disparition de Fidel Castro. Récit dessiné à quatre mains par un père et son fils, Cuba, Père et fils montre avec une tendresse désabusée l’échec d’une révolution lancée à contre-courant du sens de l’histoire. Plus qu’une bande dessinée, ce livre est un carnet de voyage, une invitation à la découverte d’un pays meurtri qui aspire à intégrer le siècle nouveau avec les mêmes appétits, la même soif de vivre que les autres nations. La Revolucion est passée de mode et l’american way of life s’installe partout.

    Pour les collectionneurs et amoureux de tirages spéciaux, il est à noter que la toute première édition de cet ouvrage est d’ores et déjà un collector car les pages numérotées 2 et 3 présentent un texte incomplet. Les albums \ »fautés\ » ont été remis au public lors de diverses manifestations (au moins trois) du mois d’août, parmi ces manifestations l’on compte : la présentation de l’ouvrage dans une librairie, celle à la presse dans les salons du Train bleu à la gare de Lyon (9 août) et le festival Culture de la Plagne (10 au 13 août). Ce premier tirage, remis à quelques personnes par les auteurs, est souvent dédicacé. 

    François Membre

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