BD : Horlemonde T1 – les voies d\’Almagiel

Les critiques BD
  • Patrick Galliano & Cédric Peyravernay
  • Les Humanoïdes associés ©

  • Horlemonde est une saga de science-fiction parue dans les années 80 sous la plume de l’auteur français Julia Verlanger. Son roman connaît avec la BD éponyme une deuxième vie des plus réussies, grâce aux dessins du talentueux Cédric Peyravernay et une mise en scène de Patrick Galliano.

    Le premier tome, Les voies d’Almagiel, raconte les péripéties de l’agent Marcé, envoyé par une puissante confrérie pour résoudre affaires diplomatiques et conflits armés. Une sorte de James Bond du futur, en somme. Sa prochaine mission : négocier la fin de l’esclavage sur la planète Almagiel. Contre une aide financière de la confrérie, les mastres doivent libérer près de 20% de la population assignée à la récolte de montbassie, la dernière ressource nourricière de la planète. Parmi les esclaves, le jeune Jatred est exploité depuis l’âge de 10 ans, mais n’en garde pas moins un esprit de rébellion. Son côté insoumis va lui coûter cher. A son arrivée sur Armagiel, Marcé est fermement éconduit par Orval, le fils du chef des mastres. Ce dernier a décidé de trahir son père, et de faire prisonnier le missionnaire de la confrérie. Sur la route du bagne d’Argolide (un vaisseau échoué en mer reconverti en prison), Marcé fait la rencontre de Jatred, un allié inespéré sur la terrible Almagiel.

    On entre dans Les voies d’Almagiel avec prudence. La prudence de tout fan de SF qui a peur d’avoir entre les mains le nouveau joyau graphique, mais desservi par une histoire stérile. Le bestiaire impeccable et les explosions en tout genre des premières pages nous font déjà redouter le pire. Mais très vite, on est happé par l’histoire. Le climat inhospitalier d’Almagiel nous donne à voir ce que serait une Terre où la nature aurait repris ses droits, exaspérée par l’assèchement de ses ressources. Bien que froids, les personnages, dans leur lutte pour la liberté, parviennent à s’attirer notre sympathie. Cerise sur le gâteau, l’intrigue est soignée, sur fond de guerre civile et de conflit économique. Car, même dans Horlemonde, l’argent reste seul roi.  

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