BD : Julia & Roem

Les critiques BD
  • Bilal
  • Casterman ©

  • Dans le désert inhospitalier, au volant de sa voiture de sport, une Ferrari, Howard Georges Lawrence, ancien aumônier militaire multiconfessionnel, possédant des secrets militaires de survie, trace la route. Sur son chemin, il découvre deux hommes déshydratés et un rapace blessé. L’un des hommes est Roem. Grâce à ses pilules d’eau en poudre, il les sauve et les installe dans sa voiture… Julia & Roem est le deuxième volet d’une trilogie sur notre planète commencée avec Animal’z où Enki Bilal se préoccupait de l’avenir de l’homme et de sa planète. Marqué par l’adaptation cinématographique du Mac Beth de Roman Polanski, Bilal revisite avec panache Roméo et Juliette, le mythe shakespearien de l’amour impossible. L’intrigue suit celle de la pièce mais, l’auteur a pris des libertés littéraires et stylistiques. L’épilogue est aussi différent : pas de réconciliation sur fond de mort mais plutôt l’espoir que l’amour sauve la race humaine. L’histoire s’est construite petit à petit et l’auteur a pris le parti de donner une fin heureuse à son récit. Bilal respecte la dramaturgie de Shakespeare : chaque protagoniste de la BD a une forme poétique qui évolue au fil de l’intrigue. Lawrence incarne à lui seul les trois religions monothéistes. Conséquence de sa vie personnelle marquée par la guerre, Bilal invente un personnage qui est la solution progressiste aux incessants affrontements religieux. Graphiquement, le trait de Bilal est fluide, élégant, inégalé.

     

    Une réflexion puissante sur l’avenir de l’espèce humaine et sur l’amour…

     

     

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