BD : Le chevalier mécanique T1 La table d’émeraude

Les critiques BD
  • Mor Mainil
  • Sandawe ©

  • Paris, mars 1661. Dans un salon, le cardinal De Retz est confronté au turc mécanique de Jacques De Vaucanson, un automate capable de jouer aux échecs sans aide humaine et de battre n’importe qui ! Retz essuie une cuisante défaite. Plus tard. Ailleurs. Le turc mécanique est présenté au jeune Roi Louis XIV qui se mesure à lui. Sur le point de perdre, le Roi découvre un nain sous le turc. Jacques et son fils, Ulysse, sont embastillés. A la Bastille, pour sauver son fils, Jacques propose au préfet de police de fabriquer un homme-machine… Pour son premier scénario publié, Cédric Mainil s’en tire avec les honneurs. Ce premier épisode de 58 pages constitue une mise en place précise et fort bien documentée. Il y a beaucoup d’actions simultanées et ce n’était pas facile de conserver l’attention du lecteur. L’idée de base, un homme mécanique est une trouvaille bien que le mythe du soldat invincible ait été déjà exploitée en BD, en littérature et au cinéma. Mais, Mainil ajoute sa propre sauce avec le turc mécanique qui contient le fils de l’inventeur. Le scénariste prolonge avec une belle idée : la revanche du fils sur la vie puisqu’il était nain et avait un bec de lièvre. Enfin, pour ferrer son lecteur, il ajoute un mystère : la table d’émeraude. Graphiquement, Mor est un spécialiste de la BD historique. Il peaufine les détails. Son trait agréable trace des décors minutieux et des personnages hauts en couleurs.
    Un premier épisode passionnant dont les auteurs peuvent être fiers…

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