BD : Le Grand Meaulnes

Les critiques BD
  • Capo Fournier
  • Casterman ©

  • Dans les années 1900, Augustin Meaulnes arrive un jour de novembre à Sainte-Agathe où il prend pension chez les Seurel. Il dort avec François, le fils des instituteurs (et le narrateur), qui devient son ami et confident. Tout de suite, on constate qu’Augustin se démarque des autres par un penchant romantique prononcé. On l’appelle le Grand Meaulnes. Un peu avant Noël, Augustin se propose pour aller chercher les grands-parents de François à la gare. C’est alors qu’il disparaît pendant trois jours ! Des dizaines de millions de lecteurs dans le monde ont lu le chef d’œuvre d’Alain-Fournier qui mourut à 27 ans. Ce fût son unique roman présenté comme un roman d’aventure alors qu’il s’agit plutôt d’un roman d’amour. Ses descendants étaient réticents à une version BD, mais Bernard Capo est parvenu à les convaincre. L’adaptation de Capo se veut fidèle au roman. Elle a le même défaut : elle dégage une impression de tristesse infinie. A aucun moment le Grand Meaulnes ne paraît heureux, même à la fin où il retrouve Yvonne. Pour en rester à l’adaptation, Capo respecte le roman où toute l’histoire est racontée par le narrateur, amoureux lui aussi d’Yvonne. Graphiquement, Capo nous offre un style classique où le récit est bien découpé. Les dialogues abondants donnent une double lecture. Mais, la BD est loin d’être un chef d’œuvre comme le roman. Les couleurs tristes servent à rendre les atmosphères.
    Une adaptation toutefois réussie qui ravira les amateurs d’histoires d’amour tristes…

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