BD : Les épées de verre – tome 2 : Ilango

Les critiques BD
  • Sylviane Corgiat & Laura Zuccheri
  • Les Humanoïdes associés ©

  • Yama est aux portes de Karelane, la cité gigantesque où Orland, l\’homme responsable de la disparition de son père, officie en tant que chef de la police. Elle réalise bientôt que le traitre est hors de portée. Abrité dans la forteresse du seigneur Abimélec, Orland n’effectue que de rares sorties et ne se sépare jamais de sa garde rapprochée. L’espoir renait néanmoins quand Yama croise la route d’Ilango, un garnement chapardeur qui lui promet de la mener tout droit au dirigeant militaire. Il faut dire que ce dernier a de bonnes raisons : Orland maltraite son épouse Arc-en-ciel, qui est aussi sa mère… et celle de Yama. Mais l’un et l’autre vont s’aider mutuellement sans même connaitre l’existence de leurs liens familiaux. La jeune aventurière va-t-elle pouvoir mettre à exécution sa vengeance et poursuivre sa quête des épées tombées du ciel ?

    Ce tome 2 entame un virage radical avec le commencement de la saga. En termes de décors pour commencer : la forêt luxuriante et pleine d’animaux étranges du premier épisode laisse la place à une cité magistrale qui n’est pas sans rappeler l’univers de Tolkien, le village natif de Yama est remplacé par un bidonville installé au milieu de marais nauséabonds… L’intrigue très ouverte des débuts se resserre également sur le plan revanchard de Yama. La recherche des épées de verre et la menace climatique pesant sur la planète sont un temps mises entre parenthèses, tout en restant la toile de fond de l’épisode (Karelane affronte par exemple une crue sans précédents). L’histoire est surtout un prétexte à la découverte de nouveaux personnages : le malicieux Ilango, le villageois Kuruk et sa mère qui abritent Yama et son acolyte Miklos. L\’action est donc un peu moins soutenue que dans le premier tome car les deux héros doivent tenter une véritable mission d’infiltration pour approcher le tyrannique Orland. Quelques combats épiques sont tout de même de la partie. Et la magie de l’univers onirique des épées de verre reste, elle, parfaitement intacte.

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