BD : Lucha Libre – tome 12 : Travail équitable pour tous !

Les critiques BD
  • Bill & Gobi & Fabien M & Frissen
  • Les Humanoïdes associés ©

  • Ce douzième épisode signe la fin (sic) des aventures des vieux Tikitis sur leur île faussement paradisiaque. Après une dose d’adrénaline capable de tuer n’importe quel sexagénaire émotif il est finalement temps pour nos catcheurs rouillés de retrouver une retraite bien méritée. Sur les trois bandes fondatrices de Lucha Libre, il ne reste donc plus que le fidèle Tequila dont les ennuis semblent heureusement loin de s’arrêter. Alors que les Tikitis renvoient dans leurs cordes des ennemis tous droits sortis de la mythologie grecque, le plus mexicain

    des catcheurs refait les douze travaux (ou tortures) d’Hercule. Pour rappel, celui-ci est toujours à la poursuite des ravisseurs de sa femme Cheryl dans la maudite « Bottleneck City ». Manque de pot, la populace en a après le mojo du pauvre Tequila. Après sa capture les habitants de la ville « embouteillage » lui réservent une surprise de poids : « Maman », la seule femme du coin qui semble plutôt favorable à l’arrivée d’un nouveau papa…

    Voilà un titre et une couverture d’actualité à l’approche des fêtes (qui fabrique nos jouets et dans quelles conditions ?) qui ne reflète en rien le contenu du comics. Mis à part peut être pour la cruauté d’esprit du Professeur Furia, qui ne cesse de croitre au fil des épisodes. Cette fois il dépasse le stade du blasphème en réalisant que la religion, en plus d’apaiser les foules, peut se transformer en véritable business.

    Avec la disparition des mastodontes de Lucha Libre (les Tikitis, Luchadores Five…) il faut mettre le paquet pour assurer la descendance de la série. Surtout que les derniers venus (le Loup garou de Solvang, une séquelle mi-polar, mi-fantastique et Les Luchadoritos) n’ont pas autant d’explosivité que leurs prédécesseurs. Prions pour que la plume pensante de la série remette un peu de tabasco dans son guacamole !

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