BD : Ma vie de Zombie

Les critiques BD
  • Sébastien Viozat & RaphaëlB.
  • Ankama ©

  • Léon Malmeau est le jeune gardien du cimetière Saint-Antoine. Il aime la tranquillité de sa vie qu’il partage avec son chat Asmodée. Il est célibataire, même si Alice, une jeune étudiante, lui tourne un peu autour. Donc Léon a une vie sans histoire, passe son temps à entretenir les tombes des pensionnaires du cimetière. Mais une nuit, les choses vont changer. Un colonel, mort durant une décoration et enterré depuis peu, va sortir de sa tombe et lors d’une lutte, va mordre la main de Léon. Celui-ci abat à coup de fusil le mort-vivant et remet le corps dans sa tombe. La nuit suivante, Léon tombe sur des crânes rasés qui sont en train de taguer les tombes. Une nouvelle bagarre qui fait tombé Léon aux portes de la mort. C’est la morsure de la veille qui fait qu’il reste d’apparence en vie. Il mettra quelque temps avant de comprendre qu’il est devenu lui-même un mort-vivant. Pourtant ce fait ne l’empêche pas de prendre son travail au sérieux et il continue à essayer d’empêcher les zombies de sortir du cimetière. L’arrivée d’Alice et la compréhension de son rôle dans l’histoire vont permettre aux zombies de faire un carnage dans la ville. Car même mort, ils ont faim et ils ne veulent manger qu’une seule chose : de la chair humaine.

    Rien de drôle dans cette histoire. Pourtant on ne peut s’empêcher un léger sourire à la vue de certaines scènes qui ne manque pas de piquant d’humour. C’est l’éternelle question : existe il une vie après la mort ? sans y répondre cette histoire démontre bien qu’il n’est pas bon de revenir quand on est parti soit disant définitivement. Ce qui est intéressant, c’est que ce n’est pas un combat du bien contre le mal, puisque finalement c’est le mal contre le mal qui domine dans le scénario. Il existe donc plusieurs niveaux négatifs qui peuvent se combattre. Quand la mère de Léon se retrouve complètement gâteuse, ce n’est pas Léon qui veut sa mort mais son frère qui est docteur et qui donc devrait au contraire se battre pour la faire vivre. La fin n’est ni moralisatrice ni un Happy end. Ce n’est juste qu’une nouvelle manière d’approcher la mort d’encore plus près qu’un gardien de cimetière.

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