BD / Manga : Dofus T1 Minuit et des poussières

Les critiques BD
  • Nicolas Devos & Jérôme Bretzner
  • Ankama ©

  • Quand j’ai dit à ma fille “Je dois faire un papier sur Dofus”, elle a répondu “Taka dire que Dofus c’est vachement bien. Et c’est tout” ! Cela vous satisfait-il amis lecteurs ? Non ? Je m’en doutais.

    Alors, on reprend : Dofus est un jeu de rôle en ligne créé en 2003 par Ankama. Un monde immense dans lequel se côtoient différentes espèces, adoratrices de nombreux dieux et nanties de capacités disparates : les Fouets d’Osamodas peuvent invoquer des animaux qui les secondent pendant les combats, les Crâs sont maîtres archers, les Sadidas ont un pouvoir sur les plantes… Je m’arrête là : il y en a douze. Le mieux c’est d’aller voir par vous même à l’adresse suivante : www.dofus.com/fr

    En 2005, les ch’tis gars de Ch’nord, créateurs du jeu, fiers de leur succès mérité, lancent une maison d’édition. Naîtront, sous leurs presses, de nombreux séries dont cette petite dernière, Dofus Arena.

    Pym Oliah est un cancre à l’école de magie de Grilembore. En un mois, il a totalisé presque 80 heures de colles !!! Quand, pour sa énième punition, il est chargé de ranger tous les livres de son professeur de maths, il découvre par hasard un sort de téléportation. S’en servir lui évitera bien des allers et retours, pense-t-il. Mais son manque de maîtrise va le plonger dans une aventure mille fois plus périlleuse où il est question de sauver le monde. Et Pym, en véritable aspirant Sacrieur, est entêté et téméraire. Avec l’aide d’un Iop survolté, d’un Lenald en vacances et d’un vieux Xélor perdu, il compte affronter et défaire les forces du mal incarnées par les Démons des Heures.

    Minuit et des Poussières est un manfra* à l’image du monde un peu déjanté de Dofus. On ne se prend pas au sérieux. Si le scénario reste volontairement dans les traces des quêtes pour le bien et la défense des humbles contre les forces du mal, le traitement est radicalement décalé. On apprécie l’humour à deux balles du scénariste (le démon du gag foireux, de l’orthogaffe comme il le dit lui-même) ou les petites digressions dans la narration (pose publicitaire en cours de combats, poses éducatives entre chaque chapitre…).

    Bien que le sens de lecture soit occidental, le graphisme obéit aux règles classiques du genre (cases déstructurées, personnages qui sortent des cases, physionomies déformées, typos surdimensionnées…). L’inventivité des dessins reste en tout cas bien réelle.

    En résumé, la vérité sort des la bouche des enfants. Dofus Arena c’est vachement bien !


    * manfra = manga français

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