BD / Manga : Jackals T1

Les critiques BD
  • Shinya Murata & Kim Bying Jin
  • Ki-oon ©

  • Cicero City est une ville portuaire en proie à la plus grandes des corruptions depuis que deux bandes rivales,

    celle de Gabriella et celle de Tennouren, s’y disputent les trafics de toutes sortes : came, prostitution, jeux… jusqu’au pouvoir politique qui est entre leurs mains mafieuses, leurs agissements plongeant la ville dans le chaos et la terreur.

    Quand il est besoin d’exécuter de basses besognes dans lesquelles les rivaux ne veulent pas être impliqués, ils font appel aux Jackals, sorte de super mercenaires dotés d’armes blanches, pas n’importe lesquelles : des armes terrifiantes par leur mordant et leur gigantisme.

    Notre héros, un jackal nommé Nichol et son arme Alligator, se livre à une danse macabre que seule interrompt l’arrivée inopinée d’une très jeune fille dont le sourire et la naïveté éclaire le récit en contrepoint.

    On sent en Nichol une sorte d’assurance blasée ainsi qu’une idée très précise de la ligne qui, selon lui, sépare l’honneur du crime, en tout cas une froideur extrême à l’inverse de la jubilation morbide de ses ennemis pour le massacre sanglant qu’ils soient truands de bas étages ou justiciers psychopathes.

    Il rencontre alors Foa, un autre jackal, son rival et alter ego, le revers de la même médaille sans doute. Là où les choses se compliquent c’est que Nichol est poursuivi par une bande de tueurs sanguinaires, tous plus dégénérés les uns que les autres mais avec pour la plupart un total look de top modèles qui ont décidé de lui faire la peau sans qu’on en sache à raison.

    Foa fait-il partie de la meute à ses trousses ?

    De cette rivalité, l’amitié naîtra-t-elle ?

    Mettront-ils de côté la rivalité qui les oppose afin de mieux s’affronter dans un ultime combat ?

    Que des questions qui ne trouveront de réponses que dans la suite des aventures de Jackals.

    C’est ainsi que débute ce manga sino-coréen sombre comme le cœur des hommes qui peuplent la ville, aux reflets d’acier des lames qui déchirent et étripent dans un jaillissement d’organes éclatés, de corps déchiquetés, de têtes tranchées.

    Cet univers noir et blanc est teinté d’une forte influence pour les comics et l’atmosphère à la Sin City, son efficacité ne peut être due qu’à la mise en scène très maîtrisée de Kim Byung Jin, l’auteur de l’illustre manhwa intitulé Chonchu : découpage rapide, cadrages audacieux et dynamiques, énergie graphique vertigineuse rendant les combats d’un réalisme incroyable.

    A cet égard, les effets crayonnés sont utilisés avec une grande pertinence.

    Si on devait rajouter de la couleur, ne manquerait que le rouge, rouge de la colère qui gronde, rouge du sang qui gicle des victimes massacrées.

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