BD : Mémoires de Monsieur Coupandouille

Les critiques BD
  • Marcel Arnac
  • De Varly Editions ©

  • Humoriste très connu dans les années 1920, Marcel Arnac combine un talent d\’écrivain satirique à celui de dessinateur pionnier. Ses romans hilarants, qu\’il illustre lui-même, ont été scandaleusement oubliés, ses dessins d\’humour au d\’actualité ne réapparaissent que bien rarement dans quelques essais sur l\’époque où il est actif (1910-1930), quant à ses BD, elles sont ignorées de tous les dictionnaires et encyclopédies. Pourtant, Marcel Bodereau, dit Marcel Arnac (1886-1931) est un auteur majeur, au point que les premiers albums édités par les célèbres frères Offenstadt sont les siens, avant même les \’\’Pieds Nickelés\’\’ de Forton.
    Collaborateur de nombreuses publications de l\’époque, du Rire à La Baïonnette, de La Vie de garnison à Fantasio, du Merle Blanc à Ric & Rac, en passant brièvement au Canard enchaîné ou à Candide, il est une star du temps, s\’approche du cinéma, est traduit jusqu\’aux Etats-Unis, épouse en secondes noces la fille de Zo D\’Axa, quand un épouvantable accident le tue à 45 ans alors qu\’il vient de publier un livre révolutionnaire, combinant de façon originale texte et image dessinée, à l\’image des romans graphiques en gravures que le Belge Frans Masereel ou l\’Américain Lynn Ward viennent de publier. Il est donc l\’auteur du premier « roman graphique » français, et du premier dessiné, une BD avec texte-sous-image, mais un texte à la main et non composé comme dans les publications Offenstadt ou les dernières images d\’Epinal.
    Pour toutes ces raisons, réhabiliter Marcel Arnac était urgent, en espérant que bientôt son oeuvre entière sera accessible.
    Sa fille, la chanteuse et comédienne Béatrice Arnac entretient désormais sa mémoire et celle de ses autres incroyables parents.

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