BD : Miss Octobre T1 Playmates 1961

Les critiques BD
  • Queireix Desberg
  • Le Lombard ©

  • Los Angeles, 1961. Un tueur fou assassine des jeunes femmes et met en scène leur cadavre. Une cambrioleuse sexy mais sourde tente de découvrir qui a essayé de la violer. Deux flics se font la guerre au sein du LAPD. A Los Angeles, la Cité des Anges, le ciel est souvent jaune et la pluie chaude. La belle et blonde Viktor Scott n’a que ce souvenir là : une pluie chaude et puis le silence de la nuit où elle a subi une tentative de viol, et en est restée sourde…Le scénariste Stephen Desberg nous offre son « Dahlia Noir », mâtiné de « Mad Men ». Pour découvrir le violeur et le serial killer, il faudra attendre que Desberg ait déposé toutes les pièces de son nouveau et vénéneux puzzle, à la fois polar et thriller. On connaissait déjà le goût de Desberg pour les polars, les thrillers et l’histoire américaine. Il y a donc comme une évidence à le voir se frotter à nouveau à l’Amérique des sixties, et à Los Angeles en particulier, dans un hommage à peine voilé aux grands romans noirs américains : tueur en série, femme fatale, flics corrompus, intrigue criminelle et politique complexe, le tout dans une ville mythique, noire, sordide… Un contexte historique extrêmement précis, une ville et une époque qui font partie intégrante de l’intrigue, un souci du réalisme omniprésent, et un hommage au genre : le dessinateur Alain Queireix n’a pas eu la tâche facile en s’attaquant à cette série. Le résultat n’en n’est que plus saisissant : Queireix a apporté un soin infini aux ambiances et à l’esthétique de l’époque, avec un goût du détail que l’on pensait réserver aux grandes séries télé américaines.
    Le début prometteur d’un super polar qu’on lit d’une traite.

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