BD : Moi Dragon T1 La fin de la genèse

Les critiques BD
  • Juan & Gimenez
  • Le Lombard ©

  • Vallée de Ferona en l’an 1280. Des forains se précipitent pour atteindre le château de Rosentall. Valka, la femme de Kamil, est en effet enceinte et voudrait y accoucher. Au loin, le volcan Ferona abrite un dragon qui ne demande qu’à se réveiller. Un autre visiteur arrive lui aussi: Rob, prince de Norfolken. Il a été recruté pour diriger l’armée du Roi et tombe immédiatement amoureux de sa fille, la belle Silvia… Moi, Dragon représente une véritable curiosité dans le paysage de la BD. Juan Gimenez, le dessinateur de La caste des Méta-Barons, s’aventure seul dans l’heroic-fantasy. Ceux qui sont habitués à ses superbes illustrations dans le domaine de la science-fiction seront dépaysés. Mais, la complexité de l’histoire narrée par Gimenez n’est pas sans rappeler les scénarios fouillés d’Alejandro Jodorowsky, son scénariste de La caste. L’auteur imagine une sombre affaire de famille pour justifier d’extraordinaires séquences de bataille. Mais, avec la vengeance de Valka, il va beaucoup plus loin puisque cette dernière semble jouir de pouvoirs paranormaux. En mise en bouche, il crée l’énigme du dragon dont on se doute qu’il aura un rôle important dans la suite.  Graphiquement, toutes les scènes sont particulièrement soignées avec des cadrages originaux et un découpage cinématographique. Tandis que les personnages, bien différenciés, dégagent magnétisme et fascination.

    Le début d’une saga pleine de bruit et de fureur dont on attend impatiemment la suite…

     

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