BD : Murena T8 Revanche des cendres

Les critiques BD
  • Delaby Dufaux
  • Dargaud ©

  • An 64. Murena déclenche involontairement le feu à Rome alors que Néron est absent. L’incendie se propage dans tous les quartiers. C’est la panique. Les habitants fuient jusqu’au Tibre ou au Champ de Mars. Certains se noient. D’autres doivent affronter les soldats. Il y a des actes d’héroïsme. Les monuments se brisent…. Le scénariste Jean Dufaux nous sert un grand spectacle avec l’incendie de Rome qui dura six jours et sept nuits. C’est un symbole qui se brise. Et, on entre au cœur de l’Histoire : c’est le début de la chasse aux chrétiens désignés comme coupables alors qu’ils ne sont que victimes… Dufaux désigne Murena comme instigateur de l’incendie. Néron n’y est pour rien ! Puis, après le désastre, les profiteurs font leurs affaires ! Le scénario est extrêmement bien documenté (voir notes en fin d’album) et passionnant.  Murena est perdu. Il ne sait plus où il en est. Le portrait de Néron est contrasté : bon ou haïssable.  Dufaux réussit à nous faire entrer dans l’Histoire avec force et vigueur. Le dessinateur Philippe Delaby produit une fresque superbe et magnifie Rome sous les flammes. Il dépeint à merveille la panique des anonymes. Il revient sur Murena et montre son désarroi. Il montre les doubles facettes de Néron. C’est somptueux et mis en valeur par les couleurs de Jérémy Petitqueux.

     

    Une fin de cycle palpitante pour une série qui est devenue un classique de la BD…

     

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