BD : Tous à Matha Deuxième partie

Les critiques BD
  • J.-C. Denis
  • Futuropolis ©

  • Eté 1967, en vacances dans l’île d’Oléron, Antoine, 16 ans, a quitté dès le premier jour de leur arrivée ses parents, pour rejoindre ses copains et Christelle dans un camping voisin, à Matha. La bande des Parisiens, comme l’appellent les autochtones, organise sa vie estivale, entre la musique, la plage, et les nuits au Rayon Vert, la boîte de nuit du coin. Avec Christelle, Antoine démarre une discrète et pudique aventure amoureuse… Avec Tous à Matha, Jean-Claude Denis a choisi de parler de l’adolescence juste avant les mouvements de révolte estudiantins de mai 68. Chez Antoine et ses amis, les idées contestataires sont de mise. Le récit est quasi autobiographique. Les jeunes vont décider de s’affranchir du carcan étouffant d’une société bloquée pour réinventer le bonheur. Hymne aux copains, à la musique, aux bagarres, aux filles, à la jeunesse, Tous à Matha est le récit tendre et subtil d’un amour fragile d’adolescence. Dans Tous à Matha, dont les couleurs (superbes) et le décor évoquent irrésistiblement l’ambiance de Quelques mois à l’Amélie, Denis met en scène cette période de la vie si particulière qu’est l’adolescence. L’âge des premiers émois et des virées avec les copains, de ce désir fou de liberté qui vous prend au corps et ne vous lâche plus. Graphiquement, avec son trait rond et pur, Denis illustre à merveille le scénario.

     

     

    La conclusion d’un diptyque nostalgique qui ne déçoit pas et nous enchante…

     

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