Britannia Alix T33

Les critiques BD
  • Breda & Jailloux
  • Casterman ©

  • Alix et Enak rejoignent le proconsul Jules César à Port Itius dans l’extrême nord de la Gaule où ils découvrent un gigantesque camp militaire ainsi qu’une armada de bateaux armés, tout prêt à appareiller. Sept légions et des centaines de navires s’apprêtent à traverser la Mare Britanicum (la Manche) pour débarquer en force sur l’île de Britannia toute proche. César entend ainsi parachever ses succès militaires et sa campagne de pacification en Gaule en soumettant les peuples britons, qui par solidarité entre « cousins » celtiques, continuent à apporter leur soutien aux chefs rebelles gaulois… Alix est omniprésent dans l’univers de la BD. Pour preuve le spin-off « Alix Senator » de Mangin où il apparaît vieilli. La série-mère a été confiée à différents auteurs sans convaincre. Le tome 32 pêchait par la faiblesse de son scénario. Mais, voilà que pour Britannia elle semble avoir trouvé des repreneurs solides avec Mathieu Breda au scénario et Marc Jailloux au dessin (Orion). L’intrigue est dense et pleine de suspense. Même très complexe mêlant complots, traitrises, batailles. On apprend que César ne cherchait pas les honneurs mais la richesse. Avec Brecca, Breda introduit une touche féminine. Breda, et ses longs récitatifs, fait honneur aux rigueurs narratives imposées. Le dénouement est surprenant. Jailloux respecte les codes graphiques de Jacques Martin. Ses personnages sont parfaits et ses décors grandioses. Les couleurs de Corinne Billon embrasent le ciel.

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