Dantès T1 – la Chute d’un trader

Les critiques BD
  • Boisserie & Guillaume & Juszezak
  • Dargaud ©

  • Un thriller financier implacable. C’est comme cela que l’on nomme cette nouvelle série dans les « Échos  » célèbre journal financier français. Implacable est peu dire.

    L’histoire commence comme dans le roman de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas.

    Dantès célèbre homme financier mais complètement inconnu de ses contemporains, se montre en public lors d’une soirée de gala en mai 2000. Il y retrouve ceux qui vont être marqués par le sceau de sa vengeance. On retourne plusieurs années en arrière, dans la Paris de 1988. Alexandre courtier en bourse au talent reconnu se voit offrir les commandes de toute une section de marché, Le Matif. Pour l’aider il a une équipe de courtiers mais aussi l’un de ses proche amis Thierry Minez. Malgré les réticences de son supérieur direct, Alexandre accepte avec joie. Mais les problèmes vont rapidement commencer. Des titres mis en vente se retrouvent curieusement dans la partie achat et Alexandre est obligé pour se couvrir de fausser des comptes et d’ouvrir des comptes paravents. Il a sans le savoir mis les doigts dans un engrenage qui va le pousser à sa perte et permettre d’enrichir ceux qui le manipulent. On découvre rapidement que son entourage est impliqué dans ce complot, que plusieurs années après, Dantès va mettre à jour.

    La vengeance. C’est un plat qui se mange froid, il parait. Mais pour se venger il faut en connaître les causes et surtout les coupables. Ce premier tome est construit de manière à montrer comment Alexandre a pu à la fois volontairement et sans le savoir causer la faillite de sa banque. Faillite voulue au plus haut niveau. Le rapprochement avec le roman Monte-Cristo est complètement volontaire, et colle parfaitement à une réalité plausible de notre époque. C’est passionnant à lire et c’est exaltant de découvrir les différents actes du complot. Le scénariste Pierre Boisserie s’est fait aider par Philippe Guillaume dont la fonction est de diriger le service financier du quotidien « les Échos ». Une preuve s’il en est du sérieux de l’histoire. Erik juszezak n’est pas en manque, il arrive avec son dessin réaliste à donner vie en couleurs à une histoire qui aurait très bien pu rester sous forme de roman.

    La série comptera sept tomes. Sept albums de machinations financières.

    La vengeance n’a pas de prix, mais elle a un nom : Dantès.

    Acheter :

    Laisser un commentaire