Le festival BD d’Angoulême attaque ses financiers

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Une nouvelle étape dans l’absurdité de l’égocentrisme des dirigeants de la société 9eArt+ et de l’association du festival international de la bande dessinée d’Angoulême vient d’être franchie. Ils ont ensemble déposé plusieurs recours au tribunal administratif de Poitier contre les collectivités locales : la ville d’Angoulême, GrandAngoulême, le Département de la Charente et la Région Nouvelle-Aquitaine. Leurs fautes ? D’avoir, lors des délibérations, décidés d’adhérer à l’Association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême. Cette association a été créée à l’initiative du ministère de la Culture pour assurer une meilleure coordination et implication des partenaires dans les orientations importantes du festival et dans l’utilisation des moyens financiers qui lui sont alloués. En clair, les collectivités publiques prennent enfin la décision de surveiller et contrôler  les dépenses d’argent du festival. Ce qui est en soi parfaitement normal.

Mais cela n’est pas du gout des organisateurs qui souhaitent pouvoir continuer à recevoir de l’argent sans à avoir à en justifier les dépenses. Delphine Groux, la présidente de l’association historique, rappelle qu’elle est la propriétaire du festival et qu’elle ne désire pas d’une structure parasitaire susceptible de faire une concurrence déloyale. En clair, ils veulent l’argent mais refusent les contrôles  ni des conditions en échange des financements.  C’est un combat des chefs qui dure depuis trop longtemps. A une époque où l’argent est difficile à trouver, il faut que les collectivités soient fermes dans un choix définitif. A force de toujours recevoir de l’argent facilement les organisateurs ont fini par trouver cela normal. La solution est pourtant simple, il faut créé une ou deux années blanches, c’est-à-dire que les collectivités doivent mettre leurs financements au niveau du zéro absolu. A charge à l’association de trouver elle-même le financement du festival. Les conséquences seront nombreuses. Si l’association choisit de se rendre dans une autre ville, on parle beaucoup de la ville de Bordeaux, il ne faut pas croire qu’elle et la société 9eArt+ seront accueillis de la même manière. Et la ville d’Angoulême pourra toujours, avec une nouvelle association plus sérieuse, créée un nouveau festival qui prendra en compte tous les partenaires, ce qui n’est pas le cas en ce moment. Et si l’association reste elle aura enfin compris qu’elle ne peut pas toujours faire ce qu’elle a envie avec l’argent des impôts.

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