Gai-Luron T1 sent que tout lui échappe …

Les critiques BD

Qu’une série soit reprise par des nouveaux auteurs, on commence à en avoir l’habitude. Certaines sont des échecs comme la reprise des Pieds Nickelés, d’autres sont plus difficile à prendre ses marques comme Achile Talon, d’autres sont de suite des réussites comme pour Black et Mortimer. Les auteurs Pixel Vengeur au dessin et Fabcaro au scénario ont eu une double gageure. Déjà reprendre un personnage de Gotlib, le Dieu des dessinateurs et en plus de son vivant c’est normalement un ticket direct pour une visite chez le psychiatre. Mais en plus croire qu’ils vont pouvoir plaire aux lecteurs et aux critiques du monde de la bd, c’est un ticket pour un séjour de longue durée à l’asile. On va faire simple, vous ne devez pas lire cette bande dessinée si vous êtes dépressif et que vous voulez le rester.  Si vous avez peur d’avoir des rides à force de rire, n’ouvrez pas l’album, surtout  ne vous en approchez pas, c’est purement une bombe d’humour puissance nucléaire. Dès la première page j’ai cru lire du Gotlib avec une pointe de nouveauté. Dès la deuxième page mes voisins se sont retourné pour voir ce qui se passait, la raison de mes rires. A la fin de la lecture de l’album j’avais des larmes aux yeux. Mais quel bonheur, quel plaisir de pouvoir enfin lire et rire avec une nouveauté. Pixel Vengeur a eu la sagesse d’y aller en douceur, de porter sa touche personnelle au bout de quelques planches afin que l’on puisse s’habituer à son trait de crayon qui est proche de celui de Gotlib mais qui n’est pas un copié coller ni un pastiche. Fabcaro que je suis depuis déjà 10 ans, je sais qu’il a du talent, mais il va falloir qu’il explique comment il a fait pour entrer dans le cerveau de Gotlib et de lui prendre ses idées. Bon sang, je le voudrais je suis incapable de dire qu’une planche est raté, tout est parfait. Cela fait peur pour la suite, car on veut une suite. Le premier tirage n’est que de 11.000 exemplaires et à cette date il est déjà en rupture de stock et c’est normal. Ce n’est pas souvent que je suis si admiratif d’un album, c’est un signe, achetez-le !

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