Iznogoud T31 Moi, Calife…

Les critiques BD

Le dernier Iznogoud est arrivé. Les reprises sont devenues une habitude. Et c’est trop souvent des « copies conformes » avec les mêmes codes et aucune surprise. La série Iznogoud plaît aux lecteurs avec les jeux de mots et l’envie d’être Calife à la place du Calife. Il est donc très difficile de sortir des sentiers battus. C’est pourtant arrivé dans ce nouvel album contenant plusieurs courtes histoires. Il fallait simplement réunir plusieurs scénaristes et dessinateurs pour créer la surprise. Bien entendu, le style des dialogues et des dessins reste les mêmes, presque. Avec Jul, Vassilian et Andrieu aux textes, le lecteur retrouve parfois « trop » de calembour ou « pas assez » de jeux de mot sur certaines planches, mais c’est justement cette différence qui rend la lecture plaisante, drôle et moins lourde sur la longueur. Iznogoud c’est de la lecture, cela demande de la culture, produit si rare des cerveaux… Pour le dessin, c’est Tabary fils et Elric. Même style, mais pas exactement. Deux dessinateurs de talent qui ont su respecter l’œuvre, mais qui en même temps imposent simplement de toutes petites touches de différence. Le lecteur aime quand on ne se moque pas de lui. On ne cherche pas l’exacte copie, mais bien le plaisir de retrouver une série de son enfance. Alors la touche finale c’est le travail de Bruno Tatti avec les mises en couleurs. Certainement du numérique, mais avec une approche digne des planches du journal Pilote des années 70. C’est le 31e album de la série qui mérite de rejoindre votre collection.

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