La Couleur de l’air

Les critiques BD
  • Bilal
  • Casterman ©

  • Anders tient un journal pour relater leur aventure. Il a échappé au coup de sang étant à Tanger avec Esther Robles. Pendant que la terre se détruisait, les deux amis ont rejoint le zeppelin Garbage. Poubelle en anglais. L’engin contient des déchets nucléaires. A l’intérieur, il y avait les sœurs jumelles Louisa et Louissa et Zibbar. Mais, tout capote quand le zeppelin s’écrase contre un rocher. La nacelle de commande a été détruite, tuant le pilote. Il faut utiliser le pilotage automatique. Le zeppelin vogue dans le ciel. Vers quoi vont-ils aller dans cet engin volant pouvant déverser ses déchets toxiques ? Bilal achève sa trilogie du Coup de sang. En fait, la terre est dévastée par une catastrophe naturelle et les humains survivants tentent de vivre au milieu d’un endroit désolé. Après la survie sur la glace dans Animal’z, puis sur la terre dans Julia et Roem, les personnages sont dans les airs. Le monde créé par Bilal est aussi bien vu du ciel que vu des autres éléments. L’auteur réunit tous les personnages du triptyque. Chaque destin va finir par se rejoindre. Bilal change aussi sa technique graphique avec des couleurs. Son style visuel est sublime. Il introduit des scènes de tension avec le cavalier cannibale. L’album est long et ne repose pas que sur la puissance d’un dessin hors pair.

    Un chef d’œuvre en forme de coup de sang…

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