L\’éditeur Tartamudo se fâche

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  Voilà ce qu\’il se passe. Nous sommes une structure d\’édition qui n\’a pas la taille des éditions Glénat et encore moins leur force de diffusion et de distribution. Nous avons publiés un album BD, le deuxième opus de notre mini série \ »La Guerre des Gaules\ » : Vercingétorix, par Tarek (texte et dialogue) et Vincent Pompetti (dessin et couleur) : Livre 1/2 Caius Julius Caesar, sorti début 2012. ET au mois de décembre dernier le livre 2/2, \ »La Guerre des Gaules\ » : Vercingétorix, suite et fin. A peine deux mois après sa sortie, les éditions Glénat, qui, comme tous les gros acteurs de l\’édition BD, veut occuper tout le terrain, tout l\’espace des librairies de manière à en laisser le moins possible à d\’autres éditeurs \ »plus modestes\ », pour tenter de les \ »asphyxier\ », ce dernier donc, publie à son tour un album à forte teneur historique sur exactement le même sujet et avec le même titre, Vercingétorix. Nous n\’avons pas la prétention de croire que le nom de cet illustre personnage, ou le titre du livre de campagne de Jules César, \ »La Guerre des Gaules\ », nous appartient sous quelque manière que ce soit, bien sûr, là n\’est pas le propos. Il ne manquerait plus que ça. Mais, coïncidence fréquente ou paranoïa un brin exagéré, force est de constater, trop souvent, que dès que nous abordons un sujet à travers nos ouvrages, bizarrement et aussitôt un de ces gros acteurs du médium BD, publie un album sur les mêmes thématiques. Nous ne sommes pas seuls éditeurs \ »plus modestes\ » à qui cette mésaventure arrive, évidemment. Néanmoins, au bout d\’un moment, ça finit par gaver franchement. Nos ressources ne sont pas les mêmes que celles de ces gros messieurs par la surface financière, installés derrières leurs bureaux de marbre rose, avec la batterie des stylos Mont Blanc, bien en évidence sur les dits bureaux. Qu\’on ne vienne pas me dire \ »que le meilleur gagne\ », parce que la diffusion et la distribution font carrément la différence et nous n\’avons pas la même, loin s\’en faut, le nier ne serait que de l\’hypocrisie intégrale. Hep toi le costaud des Halles, tu nous laisse un peu de place à vivre, et t\’essayes la nuit de ne pas embarquer toute la couverture du lit vers toi dès que tu peux ? merci d\’avance, gros.

Jose Jover, éditeur.

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