Les faux visages Une vie imaginaire du Gang des Postiches

Les critiques BD
  • Tanquerelle & David B.
  • Futuropolis ©

  • Février 1975, Paris. Trois malfrats braquent une banque. Un employé actionne l’alarme et est tué aussi sec. Un des voyous tue un flic et se fait buter. La police rapplique. Négociations. Après des heures, les deux gangsters obtiennent une voiture et cent millions. Ils s’évanouissent avec leurs otages… David B. a mis en route une série consacrée au milieu du grand banditisme. C’est en compagnie du dessinateur Hervé Tanquerelle que s’ouvre le bal des crapules avec l’histoire du fameux Gang des Postiches. Relatant fidèlement tous leurs casses et leur méthodologie, c’est avec la narration des rapports humains que David B. donne tout son sel à cette aventure effarante. Analysant et s’imprégnant de la psychologie de chacun des gars, il a imaginé leur vie de l’intérieur, leurs frictions parfois et la formidable amitié qui les liaient. David B. relate les faits sans jamais rendre attachants les malfrats et tous les détails sont crédibles. A cela s’ajoute la difficulté d’animer autant de personnages. Tanquerelle, de son dessin rythmé et expressif, réalise une prouesse. L’atmosphère des années 80 est fort bien rendue. Grâce à un effort de documentation, les détails (voitures, costumes) font vrais. Lui aussi doit animer de nombreux personnages et les grimer. Ce qu’il fait avec beaucoup d’imagination.
    Une aventure effarante qu’il ne faut manquer à aucun prix !

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