Les Golden Dogs T2 Orwood

Les critiques BD
  • Griffo Desberg
  • Le Lombard ©

  • Orwood, Fanny, Lario et Lucrèce, les quatre Golden Dogs, multiplient les cambriolages avec une insolente dextérité. Dernier en date de leurs audacieux forfaits : la main basse sur un juteux trafic de stupéfiants géré par d’insoupçonnables personnalités de la « gentry » londonienne. Dans l’euphorie de la réussite de ce gros coup et persuadés de leur impunité, Orwood et ses complices ont convié les laissés-pour-compte de la ville à festoyer. Mais, l’intrusion de quelques indésirables parmi les « invités » contraint subitement les amis à rompre le pacte ; ils se trouvent obligés de se disperser. Sans nouvelles d’Orwood, son amant, et des autres membres du groupe, Fanny s’efforce d’aller de l’avant, de Londres à Paris en passant par le Mexique… Renouant avec les ambiances et les cadres des grands romans populaires du 19ème siècle (« Les Misérables », « Oliver Twist », « Les Mystères de Paris »…), et gratifiant ces « thrillers » d’antan du rythme de narration qui rend si haletantes les productions actuelles, Stephen Desberg (au scénario) et Griffo (au dessin) nous offrent une histoire prenante où se mêlent fresque sociale, aventures romanesques et évasion, dans un passé révolu. Parsemé d’influences des univers rock des années 60, l’ensemble se lie admirablement autour du portrait plus détaillé qui est ici fait de Fanny, somptueuse prostituée restée innocente au point de demander encore de l’amour à ce monde interlope.

    Un épisode passionnant qu’on lit d’un trait….

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