Les Pieds Nickelés princes d’Orient

Les critiques BD, Non classé

Petites combines et grosses arnaques. Suivant leur bonne vieille habitude, les Pieds Nickelés ne reculent devant rien pour s’enrichir sans trop se fatiguer et surtout sans travailler honnêtement. Rat d’hôtel, croupiers d’un casino clandestin, organisateurs de courses au trésor, dirigeants d’un service téléphonique –calqué sur SVP– qui fournit tout ce qu’on lui demande, de la passoire au chirurgien…

En 1939, pour un meilleur salaire, Aristide Perré qui dessinait les Pieds Nickelés depuis quatre ans quitte la SPE pour aller à la concurrence. Badert hérite du trio. Nouveau père adoptif des Pieds-Nickelés, il en gomme le côté crapuleux pour en faire un trio de gentlemen cambrioleurs mais le public ne retrouve pas toujours ses héros dans ces personnages au physique trop rondouillard. Badert va dessiner la série jusqu’à ce qu’éclate la Seconde Guerre mondiale.

Après guerre, Badert fait partie du cercle restreint des maîtres du dessin d’humour aux côtés d’Effel, Peynet ou Sennep… et si ses petites femmes ressemblent à celles de Kiraz, ses vieux messieurs, eux, semblent loucher du côté de Faizant. Dessinateur discret mais homme de conviction, Badert est rédacteur en chef de l’Aurore, quand, en 1978, Hersant rachète le journal. Badert qui ne partage pas les opinions de son nouvel employeur démissionne en faisant jouer la clause de conscience.

Cet album est la réédition bienvenue d’un ouvrage publié une première fois en février 1940 et une seconde en 1946 à la renaissance de la SPE libérée du joug allemand. Des éditions anciennes qui peuvent atteindre les 250 euros chez les bouquinistes !  Indispensable pour les fans des 3 malandrins.

Les Pieds Nickelés princes d’Orient, A.-G. Badert. Editions de Varly, 46 pages, 19 euros.

ISBN 9782375040737

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