Les sarcophages du 6e continent

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  • Sente & Juillard
  • Black et Mortimer

  • A Bombay, un jeune Écossais frais émoulu de l’Université rencontre un jeune Anglais sportif qui ne porte pas encore la moustache. Blake et Mortimer se doutaient-ils qu’à ce moment précis, ils noueraient les fils d’une machination qui trouvera son dénouement en 1958 à Bruxelles ? Certainement pas. Un événement se passera dans ces années de jeunesse, qui aura des répercussions des années après, en 1958, lors de l’exposition universelle.

    Alors qu’elle va bientôt ouvrir ses portes, une menace terrible pèse sur le monde. Des phénomènes électriques surpuissants venus d’on ne sait où ravagent les différents pavillons. Un mouvement terroriste tiers-mondiste dirigé par un mystérieux Empereur indien, revenu de la mort après plus de 2000 ans, a choisi comme théâtre de ses premières actions destinées à déstabiliser les pays occidentaux. Et ce dernier à un compte à régler avec Philip Mortimer.

    Voici donc le nouvel opus des aventures de "Blake et Mortimer", signé du deuxième duo, Yves Sente et André Julliard. Après "La machination Voronov", les duettistes nous livre la première partie de "Les sarcophages du sixième continent".

    Il y a de l’émotion dans cet album. Emotion d’un jeune Mortimer que l’on découvre amoureux d’une belle princesse hindoue. Emotion quand il apprend la mort de celle-ci. Ce n’est pas la première fois que Sente introduit l’idée d’une vie amoureuse pour nos héros. Dans le précédant album, "La machination Voronov", cette notion avait été introduite et poursuivie par Van Hamme. Ce qui ressemble fort à une transgression du code de Jacobs. On peut remarquer d’ailleurs qu’il y a une logique de suite entre les deux duos, avec reprise de personnages. C\’est une belle complémentarité à laquelle on assiste.

    Si l\’on peut penser, de prime abord, que parler de la jeunesse des deux héros est une hérésie, il suffit de lire l\’autobiographie de Jacobs ("l\’opéra de papier") pour se rendre compte que ce dernier avait établit les grandes lignes. Sente est donc resté fidèle. Si l’histoire est prenante et le dessin de Julliard parfait, on peut juste regretter le coté visite touristique de Bruxelles et de l\’expo. Quant au mystère Açoka, est-ce une ficelle un peu grosse ou une véritable énigme (un empereur vieux de 2000, qui aurait eu une fille de 20 quand Mortimer avait le même age et qui serait toujours aussi jeune presque 40 ans après) ?

    Une réussite. A avoir dans sa collection.

    tous droits réservés Blake & Mortimer – Yves Sente & André Julliard – © novembre 2003

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