MediaEntity2

Les critiques BD
  • Simon Kansara, Emilie Tarascou
  • Delcourt ©

  • Pendant que notre trader en fuite trouve refuge dans un camp des gens du voyage avec d\’autres victimes de MediaEntity, ce site qui ne vous souhaite pas que du bien, une star pour la jeunesse Ryoko Okada la surprise de Jennifer pour son fêter ses 12 ans, offre un bien drôle de cadeau à la môme. Par le miracle d’un paparazzi ou d’un espion bien informé, une vidéo compromettante se retrouve entre les mains d’une journaliste débutante. Miss chanson acidulée pour gamines se retrouve à initier Jennifer au doux plaisir d’un rail de coke. C’est un peu tôt pour débuter une carrière de toxico et ça fait mauvais effet dans une carrière. Ryoko comme Magoni serait coupable d’un détournement d’identité par un réseau possédant toutes vos données personnelles et transformant votre vie en cauchemar. C’est ce que pensent Camille et sa bande d’illuminés, les Anti A, fautives ou vraies victimes d’un vol de personnalité vous plongeant dans l’anonymat et la fuite en avant. C’est ce que pensent un clochard et ses pigeons, un drôle de type qui pourrait bien en savoir plus qu’il n’en dit. Un fouineur de première classe du fait divers passe outre sa direction pour se lancer sur la piste de tout ce petit monde et atterrir, ni vu ni connu, au camp tzigane ! Les dés sont jetés et si la machine se détraquait vraiment, jouait avec votre petite vie pour vous transformer en un délire, virtuel ou pas ?
    Les auteurs nous dévoilent un peu plus de l’intrigue de ce trader en fuite pour détournement d’argent criant son innocence. MediaEntity est une bonne série B qui joue avec les éléments de notre société actuelle. Dans un premier tome, les traders très à la mode il y a quelque temps. Dans le tome deux, c’est le vieux fantasme de la vedette pour minots ou petits vieux qui se met à péter les plombs. Nous retrouvons Éric Magoni dans un camp de gens du voyage découvrant enfin la vérité sur ses kidnappeurs et une étrange secte ou groupe revendicateur. Et si les réseaux internet, Facebook ou autres petits lieux de nos délires et confidences dérapaient pour transformer notre vie en cauchemar ? Nous sommes dans une fiction qui frôle la réalité, chaque jour de nouvelles victimes d’un réseau débordant de la marge apparaît. Photos jetées sur le net, petits secrets, phrases trop vite dites, ce n’est pas le site qui prend la main, mais nous ou des amis mal intentionnés qui déconnent. Les personnages prennent plus de relief, Camille ou le clochard mystérieux occupent de plus en plus l’espace du récit. Les possesseurs d’un téléphone ou d’une tablette avec flash code apprécieront la réalité augmentée des petits bonus sur l’univers de la série, comme les quelques pages en fin d’album. C’est une bonne idée, ils finissent de donner une réalité à l’histoire. Le dessin semi-réaliste ne se contente pas du peu et essaye de proposer une vraie vision. Un album à découvrir, il faut avoir lu le tome un pour comprendre complètement l’histoire.

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