M\’Enfin !? Franquin ! L\’expo est ouverte !

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    Ce mardi après-midi , 27 novembre 2012, à Paris, nous avons rencontré André Franquin, Fred Jannin, Gaston, Mademoiselle Jeanne, Spirou et Fantasio, Modeste et Pompon, le petit Noël, des gens aux idées pas très claires, des musiciens, etc… et il y vavait même l\’Agent Longtarin qui tentait de faire la circulation accroché à une bicyclettte!

M\’enfin!? Franquin! Ce n\’était pas rien mais le nom de l\’exposition qui se tient au Centre Wallonie Bruxelles de Paris.

Un village où il fait bon vivre avec des musiciens, une danseuse, un vieillard à vélo, des enfants qui jouent, des quidams qui admirent de leur balcon, un dessinateur à lunettes et au grand nez qui planche assidument à l\’étage de sa maison nous dépeignant probablement cette scène idyllique menacée par l\’arrivée d\’un obscur engin de démolition dont la fumée pollue, ce qui ne semble en aucun cas perturber des amoureux qui se câlinent dans les buissons, observés par des galopins qui se rincent l’œil. Le joyeux fouillis de verdure, de toits biscornus de chaume, de tuile et de cheminées tordues va-t-il disparaître? Et bien non, car tout ce grand petit dessin qui avait été offert à Fred Jannin, commissaire de l\’expo, en 1978 par André Franquin nous est montré en grand et en petit et à plusieurs reprises pour nous permettre de vagabonder joyeusement à travers l\’univers d\’André Franquin dont il pourrait être une sorte de synthèse et les thèmes qu\’il reprend seront ceux de la visite: une partie est consacrée aux portraits de l\’artiste et à ses recherches artistiques, une autre à la musique, à la nature et aux inventions puis au vélo, ensuite aux noir des idées noires et des planches originales à l\’encre de chine, puis aux femmes et aux enfants.

L\’ambiance est feutrée, les couleurs vives, c\’est à la fois cosy et dynamique. Œuvres originales et reproductions sont alternées pour le plus grand bonheur des yeux. Fantaisie et gaieté, humour décapant, c\’est un beau panorama de l’œuvre de l\’humble maître qui, malgré les quatre premières lettres de son nom n\’était pas français, comme nous le dit une jeune femme du centre avec le sourire.

Un Gaston grandeur presque nature exécuté au fusain et retrouvé par hasard roulé dans un coin sort ici de l\’oubli affichant une certaine nonchalance et des annotations de l\’auteur à ne pas prendre à n\’importe quel degré, on retrouve d\’ailleurs plusieurs fois les écritures de l\’auteur en marge des dessins, ses communications destinées aux collaborateurs, à la mémoire, teintées parfois de malice.

L\’exposition fait aussi son cinéma par le biais d\’une petite salle obscure où est projetée la vidéo des Doodles en mouvement, ces petits dessins abstraits et poétiques, et un diaporama de nombreux croquis d\’après la télévision, les magazines et peut-être quelque fois d\’après nature. Cette bonne idée nous montre bien la virtuosité, la force du trait, l\’amour du dessin, le jeu avec les formes et les physionomies, des facettes de caricaturiste et de réalisme à un niveau qu\’on ne soupçonne au premier abord pas dans la création d\’André Franquin.

Fred Jannin est visiblement très heureux et ému de partager et évoquer ses souvenirs concernant le créateur et sa fille Isabelle et rend bien de cette manière son immense admiration , la très grande amitié et la simplicité des relations qui les liaient.

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