Moby Dick

Les critiques BD
  • Alary Jouvray
  • Soleil ©

  • Ishmaël veut participer à une chasse à la baleine. Il passe la nuit avec un harponneur. Le lendemain, le jeune homme fait connaissance de Queequeg, issu d’une tribu où l’on pratique le cannibalisme. Plus tard, le bateau part en mer. Ils prennent un cachalot et son huile est mise dans la cale. Les membres de l’équipage comprennent vite qu’Achab, le capitaine du bateau, mise son expédition pour se venger du cachalot blanc qui lui a bouffé une jambe. Moby Dick, c’est son nom, se reconnaît à sa couleur et à sa force. Le second lui rappelle que le propriétaire du navire veut seulement de l’huile. Mais Achab n’en n’a cure. Le moment de la confrontation avec le cachalot arrive et chaque membre de l’équipage doit s’y préparer… Il s’agit ici d’une nouvelle adaptation en BD de l’œuvre d’Herman Melville. Olivier Jouvray et Pierre Alary ont une vision caractéristique du roman qui est leur signature. La folie est mise en avant et ils se servent du roman pour élaborer une bande dessinée fort bien illustrée et colorisée. Le style semi réaliste du dessinateur montre bien des personnages expressifs. La mise page est efficace. Les plans variés fournissent beaucoup de force à ce roman graphique. Jouvray conclut le récit avec des séquences bien équilibrées. Il fait comprendre comment Achab devient fou et destructeur. Ce qui fait la puissance du roman, c’est l’isolement des marins devant l’obsession d’un homme seul.

    Un roman graphique qu’on dévore d’un trait…

    ?>