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New Byzance-Tome 1

Les critiques BD
  • Corbeyran et Chabbert 
  • Glénat Uchronie

  • Trois êtres humains que tout sépare, un régime policier totalitaire, un destin commun… Suivez les aventures de trois fuyards Zac, Lia et Emily dans une ville futuriste et une société décadente.

    Ce premier tome d’une nouvelle trilogie de la série Uchronie(s) raconte avant tout l’histoire d’une rencontre impossible.

    Zac met ses dons de prescient au service de la police. Il met en situation de rêve les prisonniers d’état pour détecter d’éventuels crimes de la pensée et donc enrayer la récidive. D’abord instrument de la police il va en devenir la cible. Zac prend la fuite alors qu’il sent son talent l’abandonner. Il sait que la prescience défaillante est passible de mort.

    Lia qui tient un harem dans les bas fonds de New Byzance recueille la jeune Emily, épouse d’un talentueux architecte. Son seul crime est d’avoir accusé son mari d’une liaison avec une autre femme. Au cours d’une altercation elle le défigure et devient activement recherchée.

    C’est alors que Zac qui veut connaître l’identité de la jeune femme qui hante ses rêves retrouve la trace de la même Lia.

    Commence alors une lutte sans merci entre un trio explosif et des forces de l’ordre omniprésentes. La fougueuse Lia décide d’organiser la fuite de Zac et Emily hors de New Byzance. Mais qu’y a-t-il à trouver à l’extérieur exactement ?

     

    Avec un scénario futuriste mais réaliste, New Byzance donne matière à penser sur ce que serait une société de surveillance généralisée. Dans cette ville déshumanisée chaque citoyen suit une existence programmée où le moindre comportement suspect doit être dénoncé. Les libertés individuelles sont restreintes au strict minimum, les femmes doivent par exemple se voiler la face à chacune de leur sortie. Même l’expression artistique s’appauvrit (le recyclage du vieux pour faire du neuf) et devient un acte contrôlé. Les marginaux qui refusent de se fondre dans le moule deviennent ainsi l’ennemi numéro un.

    Dans ce futur grégaire où le progrès technologique est proche de zéro (pas de voitures volantes mais des transports en commun vétustes), le seul sujet d’expérimentation s’avère être l’homme.

    L’intrigue mise en suspens à la fin du premier tome laisse de nombreux points d’interrogation : qu’est ce qui a causé une telle involution de la société ? Qui dirige exactement New Byzance ?

    Qu’est ce qu’au juste que le projet « Utopia » organisé par le mari d’Emily ?

     

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