Nina au cœur de la favela

Les critiques BD
  • Loïc Sergeat
  • Albin Michel ©

  • La vie de Nina n’a rien de drôle. Elle vit seule avec sa mère malade, dans une favela proche d’une immense décharge d’ordures à ciel ouvert dans laquelle elles vont récupérer tout ce qui peut être revendu sur le marché, ce qui leur permet de survivre.

    Aujourd’hui, Nina ira sans sa mère à la décharge car cette dernière est vraiment très mal en point. En attendant Pablo qui doit venir la chercher et pour lui donner du courage, elle lui montre la cachette où elle garde les économies qu’elle a réussi à faire pour un jour quitter cette favela.

    Nina trouve dans la décharge un ours en peluche mais une bande de voleurs surnommée « les Détritus » essaie de le lui voler. Nina réussit à s’échapper et à se cacher dans un tunnel souterrain mais pas Pablo. Pour sauver sa peau, il va dévoiler où la mère de cette dernière cache ses économies.

    Au cours de sa cavale, Nina se rend compte que Oso, l’ours en peluche, est un ours spécial :

    il parle et il marche. Quand elle finit par rentrer chez elle, elle découvre sa mère morte.

    Chez Pablo, elle trouve un mot qui lui dit que ce sont les « détritus » qui ont volés les économies de sa mère.

    En se rendant au marché pour vendre ses bricoles, elle découvre des avis de recherche concernant son ours placardés sur les murs. Oso lui avoue qu’en plus de parler et marcher, son corps contient un prototype de l’armée, c’est pour cela qu’il est recherché.

    Oso décide d’aller récupérer l’argent de Nina et c’est ensemble qu’ils se rendent dans le repère des « Détritus ». Tout se passe bien jusqu’à ce qu’arrivent les garnements … Oso se sacrifie pour Nina qui réussit à s’échapper avec son argent.

    Oso arrivera-t-il à échapper à ses tortionnaires et à l’armée ?

    Et que va-t-il advenir de Nina, seule maintenant dans cette ville ?

    Nina est une petite fille très attachante et combative, malgré toutes ses difficultés, elle est le rayon de soleil de cette histoire dont le sujet principal est l’amitié. J’ai beaucoup aimé le trait de crayon de Loïc Sergeat et le quadrillage irrégulier qui donne du rythme au scénario.

    Pour les filles et les garçons. Dès 8 ans.

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