Pif

Pif 1 de 2020

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Est-ce le premier et dernier numéro de ce qui peut être qualifié de pire reprise depuis 20 ans du journal de Pif ? Quand on pense avoir atteint le fond du puits, il existe encore quelqu’un pour creuser encore plus. Pif est une vache à lait qui a mangé de la farine animale. Pif n’est devenu rien d’autre qu’un vide absolu. Bien entendu, il existera toujours des défenseurs, mais c’est du domaine de la psychiatrie d’expliquer cela. Alors oui, les ventes de ce numéro sont importantes, mais pas impressionnantes. Mais cela est absolument normal, voir même logique. Les nostalgiques font l’achat d’un Pif pour ensuite s’en servir comme du papier hygiénique de 82 pages. Que faire d’autre ? Le jeter dans la poubelle verte du papier ? Les collectionneurs, eux, vont faire l’achat de plusieurs numéros, des fois que cela puisse prendre de la valeur. Peut-être que si nous avons un nouveau virus nous aurons droit à une pénurie de rouleaux de papier… En effet, cela peut être un bon placement dans l’avenir. Il reste les bobos, les pros écolos avant les autres, ceux pour qui il est normal de payer 10 euros le kg des pommes dites bio, ceux de la région, produite face à la centrale… J’imagine que même eux vont comprendre que l’on se moque d’eux.

L’idée de création d’un journal Pif écologiste est une bonne idée en soi. Il ne suffit plus de vivre avec son temps, il faut avoir un futur. Pour cela, rien de mieux que l’éducation des jeunes. Mais il ne faudrait quand même pas les prendre pour des imbéciles !

Je vais être direct, si vous n’aviez pas encore compris. Je n’aime pas la manière dont Pif est dessiné. Vouloir faire du moderne ne donne pas le droit de faire cela. Je ne reproche rien au dessinateur, il faut bien qu’il puisse vivre d’un travail. Mais qui est le responsable du choix ? Qui est le commandant à bord qui ose prétendre pouvoir dire que c’est publiable ? Il n’existe pas une association des droits de Pif pour porter plainte ? Sur la couverture il est écrit que la lecture est en direction des 6 à 120 ans. Tristesse… N’est pas Tintin qui veut. De plus vu le niveau d’un trop grand nombre de pages, ce n’est pas 6 ans, mais à partir de 3 ans. On passe du niveau fin de crèche au niveau Paris Match avec ses pages documentaires d’un intérêt insignifiant.  

Le pire est l’utilisation de la nostalgie des anciens lecteurs. Une page, non-pardon, six malheureuse lignes sur Roger Mas quand cet homme mérite un livre, une encyclopédie à lui seul. Une unique page de Supermatou, encore une de Mandryka, mais que fait-il dans ce Titanic ? Plus de remplissage que de BD, un véritable foutoir qui fait bien comprendre que le rédacteur en chef ne doit pas savoir quelle direction prendre.  D’ailleurs, il est où l’ours, le texte qui explique qui fait quoi ? Je ne l’ai absolument pas trouvé pourtant je me suis bien fait mal aux yeux en tournant plusieurs fois les pages. Il reste pour finir le cadeau ultime, spécial bobos, le sapin à planter. Bien oui, tout le monde a un jardin, le bon écolo n’habite pas en ville au milieu des voitures… Je vais en faire quoi ? Même les jardiniers de la ville n’en veulent pas ! Combien de sapins vont partir à la poubelle ? Cela ne me donne vraiment pas envie de rire.

S’il y a du changement dans le prochain numéro, s’il est meilleur, je me ferais une joie de vous le dire. Pour le moment, je ne regrette que mes 5,90€.

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