Quand une revue bd fait la manche

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   Il existe une règle dans le monde de l\’édition. Quand un éditeur envoie des services de presse à un journaliste celui-ci doit en retour remettre à l\’éditeur un retour du papier ou de la critique. Quand c\’est sur internet c\’est un lien, quand c\’est une radio c\’est le jour et horaire de diffusion et quand c\’est un journal c\’est un exemplaire. De plus il est fréquent que les éditeurs et les attachés de presse se fassent des échanges entre eux. Ce n\’est pas le monde des bisounours mais à force de se rencontrer entre professionnels une affinité se fait.
Sachant cela, vous allez mieux comprendre ma surprise quand j\’ai reçu le dernier DBD, un mensuel qui prétend faire de l\’actualité. La revue était accompagnée d\’une page publicitaire composée principalement pour les auteurs, journalistes, attachés de presse, galeristes…
C\’est une offre promotionnelle, une offre d\’abonnement. Sous prétexte qu\’il n\’est pas possible d\’envoyer tous les mois un exemplaire aux professionnels du monde de la bande dessinée, on nous propose de prendre un abonnement… L\’effet crise . Une telle démarche donne le droit de penser que cela va franchement mal dans le budget et que la dernière trouvaille de ne pas faire faillite est de faire payer ceux qui fournissent déjà le matériel du contenu de ladite revue. À quand un éditeur va faire payer les exemplaires aux journalistes qui en font la demande? C\’est purement grotesque, presque risible si cela n\’était franchement minable.
Mon autre surprise c\’est de ne voir aucune réaction de la part des autres dit professionnels. La peur de trop en dire et de ne plus être présent dans la revue ?

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