Image du post 285

Under The Ink

Les critiques BD
  • Alec Séverin
  • Enigma Publishing

  • Voir un artiste derrière sa table de travail, gribouillant, croquant,
    dessinant, c’est le rêve que fait n’importe quel amateur de bandes
    dessinées. Quand cet artiste s’appelle Alec Séverin, on l’imagine entouré de
    tous ses personnages, de décors plus vrais que nature, de publicités
    typiques. On espère être une petite souris pour se glisser près de ces
    réalisations.

    Dès la couverture d’under The Ink, Alec Séverin nous plonge dans son univers
    quotidien. Seul face à sa planche, l’artiste réfléchit, les feuilles
    s’envolent au gré des essais, et une petite poubelle que l’on aimerait
    récupérer chaque jour se situe derrière lui. Quand on regarde ces premiers
    croquis « jetés » sur la couverture, on souhaite dire à Alec Séverin
    d’arrêter de remplir inutilement ce réceptacle de tous ces beaux dessins, et
    de nous réaliser encore des livrets sur les beaux fonds des bas tiroirs !

    Par l’introduction, Alec Séverin situe ce que nous allons observer dans cet
    ouvrage. L’artiste en train de réciter ses gammes, les essais du matin, ceux
    qui lui permettront d’arriver au dessin souhaité et qu’il est si difficile
    d’atteindre … Dans ces pages, on pénètre dans un univers grandiose, ou le
    trait donne vie à des formes. Harry, des indiens, l’éclair, Clémentine, tous
    ces univers et personnages, que l’on aime tant, défilent au fil des pages.
    Ce qui est sous l’encre apparaît enfin à notre vue.

    Le pari de nous faire découvrir ces réalisations est atteint, l’œuvre est
    belle et l’éditeur Enigma Publishing a réalisé un superbe travail. Les
    calques sont d’un réel apport et parfois aident à percer le mystère de ce
    qui sera le travail final. Entraînez vous, suivez l’artiste et vous aurez
    peut être l’espoir de suivre ses pas … Mais il vous faudra beaucoup de
    patience pour arriver à une telle maîtrise.

    Pour conclure, je vous incite à regarder la dernière page. C’est une
    merveille, je n’ai pas comté combien il y avait de personnages, mais à elle
    seule elle résume ce qu’est le trait d’Alec Séverin : la vie, le mouvement,
    et le réalisme.

    Merci à Alec Séverin de nous faire découvrir ces croquis, merci à Eric
    Denayer pour le premier tome de cette collection.

     

    Acheter :

    Laisser un commentaire