Voyage à uroshima

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  • Yôji Fukuyama
  • Sakka

  • Lors d’un voyage dans un train, un homme en pleine crise de la cinquantaine s’endort et rêve qu’il est en train, devant tous les autres passagers, de faire l’amour à une jeune fille habillée en tenue d’étudiante, si populaire au Japon.
    Il finit par se réveiller en sueur, mais ne comprend plus rien quand il voit en réel devant lui la jeune fille de son rêve.
    Elle descend du train à la gare de Uroshima et l’homme s’empresse de la suivre.
    Ce qu’il va découvrir dans la petite ville va au départ le surprendre puis le ravir.
    Les habitants sont tous d’esprit et aux mœurs libres.
    Les hommes et les femmes font constamment l’amour et cela partout.
    Que cela soit dans la rue, la voiture, les boutiques, tous les lieux et les moments de libre sont une occasion pour copuler.
    Notre voyageur va rapidement se mettre à pratiquer les coutumes de la population et va même devenir le champion de l’amour.
    Il est, à sa grande surprise, constamment opérationnel, et les femmes commencent à délaisser les autres hommes pour ne vouloir n’être qu’avec lui.
    Et pourtant, malgré ce succès, il continue à chercher la jeune fille du train. Le rêve va peu à peu devenir un enfer.

    Il existe une vraie recherche de morale derrière un sujet très impudique.
    C’est le sentiment de la solitude qui pousse notre voyageur à rechercher la jeune fille. Il a pourtant le choix du roi, aucune femme ne se refuse à lui, mais comme une lune inaccessible, sa pensée refuse de suivre son corps.
    La ville d’Uroshima est comme un coffre qui contient le plus fabuleux trésor du monde, mais refermez ce coffre et quittez la ville et vous aurez tout perdu.
    Vous l’avez compris, ce manga n’est pas à mettre dans les mains des plus jeunes, mais normalement, se lecture ne devrait pas déranger les plus de 15 ans.
    Nous sommes très loin d’une histoire d’échangisme malgré l’impression que peut offrir l’histoire.
    Ce manga est un hymne à la persévérance.

    tous droits réservés Sakka – Yôji Fukuyama – © Juillet 2006

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