Whaligoë T2

Les critiques BD
  • Augustin Yann
  • Casterman ©

  • Ecosse. Début du XIXème siècle. L’écrivain Lord Douglas Dogson et son égérie Speranza doivent rester au village de Whaligoë à cause de la mort de leur cocher. Ils sont persuadés que le tueur est Branwell qui a pris l’identité de l’écrivain Ellis Bell. Douglas se réveille la nuit et voit une ombre sur une tombe. Il se rend au cimetière pour y être assommé. Le lendemain, le couple va chez le forgeron pour réparer une roue. Branwell arrive avec sa bande et menace Douglas qui le gifle et le provoque en duel. Branwell choisit l’épée alors que le Lord aurait préféré le pistolet… Le scénariste Yann avait jalonné son histoire de mystères auxquels il répond dans le second volet de ce diptyque. Qui est vraiment Ellis Bell ? Que veut Branwell ? Pourquoi le couple reste-t-il à Whaligoë ? Yann (ou Balac) livre les réponses avec de nombreux rebondissements. Le dénouement est plein de surprises. L’histoire est envoûtante et la psychologie des personnages très fouillée. Les dialogues sont ciselés. On revisite le monde des écrivains romantiques anglais du début du XIXème siècle. Leurs vies ont été aussi intenses que les personnages de leurs romans. C’est un univers peu exploité en BD. Graphiquement, Virginie Augustin sert à merveille le scénario. Son trait semi-réaliste trace des décors somptueux et des personnages hauts en couleurs. Les couleurs de Fabien Alquier participent aux mystères.

    Fin d’un diptyque original et passionnant…

    ?>